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Charh oussoul ath-thalatha  

 

 

 

 

 

Par le Sheikh Ubayd al Jabiri (hafidahullah)

 

 

Traduction de Bilal Abu Hakim (UK) via Paltalk

 

 

cours n.1: Samedi 02 april 2005

 

 

  

 

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم.

 

 

اعلمْ -رحمكَ اللهُ- أَنَّهُ يجبُ علينَا تَعَلُّمُ أربعِ مسائلَ؛ الأُولى: العِلْمُ؛ وهوَ معرفةُ اللهِ، ومعرفةُ نبيِّهِ، ومعرفةُ دينِ الإسلامِ بالأدلةِ. الثانيةُ: العملُ بهِ. الثالثةُ: الدعوةُ إليهِ. الرابعةُ: الصبرُ علَى الأَذى فيهِ.

 

 

 

 

 

 

 

 

اعلمْ -رحمكَ اللهُ-

 

 

« Saches, qu’Allah te fasse miséricorde »

 

 

 

 

Le Sheikh Ubayd al Jabiri (hafidahullah) a dit que cette phrase comprend deux choses :

 

 

 

  1. L’ordre d’apprendre. Le cheikh (hafidahullah) a mentionné la science comme étant “idrâqu chay idrâqan djâziman 3alaa ma huwa 3alayhi” c’est la perception d’une chose telle qu’elle est réellement. 

     

  2. l’invocation du cheikh Mohammed Ibn Abdelwahhab (rahimahullah) envers le lecteur. Cela nous montre que le cheikh (rahimahullah) est « mushfiq » et qu’il désire le bien pour celui à qui il adresse cette rissala. Le cheikh (rahimahullah) emploie très souvent cette phrase dans ses livres. 

     

Le Sheikh Ubayd al Jabiri (hafidahullah) continue en disant que la première des choses que le cheikh Ibn Abdelwahhab (rahimahullah) vise (par cette phrase), est que l’on apprenne ensuite il invoque afin que la miséricorde d’Allah soit sur nous. 

 

 

 

   أَنَّهُ يجبُ علينَا تَعَلُّمُ أربعِ مسائلَ

 

 

« qu’il nous est obligatoire d’apprendre quatre choses »

 

 

 

 

 

Le Sheikh Ubayd al Jabiri (hafidahullah) dit que les 4 principes mentionnés par le cheikh Ibn Abdelwahhab (rahimahullah) sont tous obligatoires à apprendre. Ils sont obligatoires pour chaque musulman et chaque musulmane. Ils sont obligatoires parce qu’ils sont liés aux actes. Et c’est pour cette raison que le cheikh Ibn Abdelwahhab (rahimahullah) a dit « yadjibu 3layna » c’est-à-dire « wadjib » obligatoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

الأُولى: العِلْمُ؛ وهوَ معرفةُ اللهِ، ومعرفةُ نبيِّهِ، ومعرفةُ دينِ الإسلامِ بالأدلةِ

 

 

«  la première : la science, qui consiste à connaître Allah, Son prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam)  et la connaissance de la religion de l’Islam avec les preuves »

 

 

 

 

 

Le Sheikh Ubayd al Jabiri (hafidahullah) nous indique que c’est ce que le cheikh Mohammed Ibn Abdelwahhab (rahimahullah) explique dans son livre, c’est-à-dire connaître 3 choses : connaître Allah (sub7anahu wa ta3âla) , Son Messager (salla Allahu 3alayhi wa salam) et la religion de l’Islam. Ce sont ces trois choses que chaque musulman et chaque musulmane doivent connaître.

 

 

 

 

 

-         Connaître Allah (sub7anahu wa ta3âla) c’est-à-dire Le connaître en tant que Créateur, Pourvoyeur et Gérant, Celui qui est Seul digne d’être adoré.

-         Connaître Son Messager (salla Allahu 3alayhi wa salam) parce qu’il est celui qu’Allah (sub7anahu wa ta3âla) a envoyé à l’humanité.

-         Connaître la religion de l’Islam avec les preuves « ma3rifatu d-dine al-Islaami bil adilati ». Car la religion de l’islam est basée sur des preuves et non sur des opinions ou l’intellect. Ces preuves, que le cheikh mentionne sont le Coran, la Sunnah et « al idjmâ3 » le consensus des savants, elles sont considérés comme étant « al adilatu l-a7kam » les preuves de la jurisprudence :

1)    Le Coran

2)   La sounnah

3)   le consensus des savants.

 

 

 

 

 

Et Le Sheikh (hafidahullah) a mentionné ensuite la parole de Ali Ibn Abi Tâlib (radiAllahu 3anhu) suivante (traduction approximative et rapprochée) comme preuve concernant ce point : (law kâna d-dînu bi r-ray la kâna bâtilu l-khuffi aw lâ bi l-mas7i min a3lâ)  « si la religion était basée sur les opinions, alors il serait plus logique d’essuyer le dessous du « khuff » (chaussette en cuir) au lieu du dessus ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

الثانيةُ: العملُ بهِ.

 

 

« Le deuxième : la mise en pratique de ces connaissances »

 

 

 

 

 

Le Sheikh (hafidahullah) a ensuite dit que la seconde chose importante à connaître est la mise en pratique des connaissances. Ces connaissances sont « ma3rifatu l-3abdi rabbahu wa nabiyahu wa ma3rifatu d-dîni al islami bil adlati » c’est-à-dire avoir la connaissance de Son Seigneur, connaissance de Son messager (salla Allahu 3alayhi wa salam) et la connaissance de la religion de l’Islam avec ses preuves. L’action est le fruit de la science.

 

Il continue en disant qu’une science qui n’est pas mise en pratique n’est d’aucun bénéfice pour celui qui la possède. Au contraire, le Sheikh (hafidahullah) a dit qu’il est impossible que celui qui a de la science n’agisse pas en fonction de cette science. Car l’intention qui est derrière cette action est «al-3amalu sâleh» la bonne action, laquelle comprends à la fois « al-ikhlâs liLlah » la sincérité envers Allah et « al mutâba3a bi rassouliLlahi» le suivi du prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam). C’est ce qui est considéré comme « al-3amalu Sâleh ».  Le Sheikh (hafidahullah) a dit que cette action est le fruit de la science. Donc si le « 3âlim » celui qu’il a de la science, n’agit pas en fonction de ce qu’Allah (soub7anahu wa ta3âla) lui a donné comme science, alors elle est, sans aucun doute, une preuve contre lui. Le cheikh (hafidahullah) a ensuite mentionné cet authentique hadith :

 

 

« Au jour de la résurrection, on amènera un homme et on le jettera en Enfer. Ses tripes pendront à l’extérieur. Ensuite, il se mettra à tourner comme l’âne qui tourne autour d’une meule. Les habitants de l’Enfer s’assembleront autour de lui et lui diront : « Ô toi ! Qu’as-tu fait ? N’étais-tu pas de ceux qui ordonnaient le bien et interdisaient le blâmable ? » Il répondra : « Je vous ordonnais le bien mais je ne le pratiquais pas et je vous interdisais le blâmable et je le pratiquais »[1]

 

يُجاءُ بِالرَّجُلِ يَوْمَ القِيامَةِ ، فَيُلْقَى فِي النَّارِ ، فَتَنْدَلِقُ أَقْتَابُهُ، فَيَدورُ بِهَا كَما يَدورُ الحِمارُ بِرحاهِ ، فَتَجْتَمِعُ أَهْلُ النَّاِر عَلَيْهِ ، فَيَقولونَ: يا فُلان ! ما شَأْنُك ؟ ألستَ كُنْتَ تَأْمُرُ بِالْمَعْروفِ وَتَنْهَى عَنِ الْمُنْكَرِ ؟ فَيَقُولُ: كُنْتُ آمُرُكُمْ بِالْمَعْروفِ وَلاَ آتِيهِ ، وَأَنْهَاكُمْ عَنِ الشَّرَّ وَ آتِيهِ

 

 

 

 

 

Cet homme était un savant, il est entré en enfer parce qu’il n’agissait pas en fonction de ses connaissances. Le Sheikh (hafidahullah) cite la parole de Sofiane Ibn ‘uwaynah (traduction approximative et rapprochée): « celui qui est corrompu parmi nos gens de science ressemble aux juifs, quant à celui qui est corrompu parmi les adorateurs (parmi la masse), ressemble aux chrétiens ».

 

Le Sheikh (hafidahullah) a ensuite posé la question suivante : «  Connaissez-vous, Ô vous qui êtes en Angleterre, la raison pour laquelle celui qui est corrompu parmi les gens de science ressemble aux juifs et celui qui est corrompu parmi les adorateurs ressemble aux chrétiens ? »

  

 

Réponse : à cause du fait que les juifs étaient des individus qui avaient la science mais ne la mettait pas en pratique. Et les chrétiens, quant à eux, avaient l’habitude d’adorer Allah (sub7anahu wa ta3âla) avec ignorance. Tandis que les juifs avaient la science mais ne la mettait pas en pratique, les chrétiens avaient l’habitude d’adorer Allah (sub7anahu wa ta3âla) sans science, avec « djahl » ignorance et « dalal » égarement.  

 

Lorsque le Messager d’Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) a expliqué le passage « al-maghdubi 3alayhim wa lâ dh-dhaalîn » dans la sourate Al Fati7a, il a dit que « al-maghdûbun 3alayhim » se réfère aux juifs, et « adh-dhalun » se réfère aux chrétiens.

 

 



[1] Rapporté par Al Bukhâri, Muslim et Ahmad, voir “silsila as-sahiha” n.292.

Tag(s) : #Aquida - Manhaj

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