Morale, Rappel, Bon Comportement

Lundi 17 avril 2006

La médisance

 

 

La Louange est à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon. Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Nul ne saurait égarer celui qu’Allah guide ou guider celui qu’Il a égaré. J’atteste que nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, L’Unique et sans associé et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager. Puisse Allah lui accorder, ainsi qu’à sa famille et à l’ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.

 

Ô serviteurs d’Allah ! Craignez votre Seigneur et méditez sur les enseignements du Coran et de la Sunna quant au respect des droits de l’homme. Le Prophète () dit en effet lors du sermon qu’il adressa aux gens à ‘Arafât, lieu du plus grand rassemblement des musulmans : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme l’est ce jour, en ce mois et en ce lieu. »

 

La médisance est un fléau largement répandu chez les gens d’aujourd’hui. Ainsi entreprend-t-on de parler de son frère et d’évoquer quelque aspect de sa moralité, de son caractère, de ses actes ou de son comportement qu’il répugnerait voir mis à jour. Et vous pourrez constater que le plus grand souci de ce genre d’individus est de discuter et d’exposer les défauts d’autrui dans les assemblées auxquelles ils participent. Comme s’ils avaient été mandatés afin de les diffuser et de traquer les imperfections des musulmans !! Que ces malheureux sachent donc que celui qui se comporte de la sorte vis-à-vis de son frère verra Allah agir ainsi envers lui, auquel cas Il le démasquera fut-ce au sein de sa propre demeure. Qu’ils sachent également que celui qui s’obsède à adopter une telle atttude vis-à-vis d’autrui verra Allah lui assigner une personne qui répandra ses défauts et traquera ses imperfections.

 

Or, s’ils s’attachaient à examiner soigneusement leurs propres personnes, ils s’apercevraient que d’entre tous, ils sont les pires en termes de défauts, de moralité et de confiance. Et quand bien même leur seule obsession consistait à employer leur langue à l’encontre des serviteurs d’Allah, cela serait suffisant. De tels individus sont assurément une source de malheur, que ce soit pour eux ou pour leurs compagnons. Pour eux, car ils conduisent leur âme au mal et à l’injustice. Pour leurs compagnons, car lorsque ceux-ci ne leur déconseillent pas cette attitude, ils deviennent leurs associés dans le péché.

 

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! Votre Seigneur vous a proscrit la médisance. Craignez donc ce péché ! Craignez donc ce péché ! Craignez donc la médisance car elle équivaut à manger la chair des gens. Allah en a en effet donné l’image la plus laide qui soit en la comparant au fait de manger la chair de son frère mort. Connaissez-vous chose plus affreuse et plus abominable que l’attitude d’une personne qui s’asseirait à côté de son frère, mort, et découperait sa dépouille morceau par morceau pour ensuite le manger ? Connaissez-vous ne serait-ce qu’une personne qui soit capable de supporter cela ? [Certes non], si ce n’est celle qui médit sur autrui et à propos de qui Allah dit :

 

« Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah... »

 

(Les Appartements V12)

 

Par ailleurs, certaines traditions (âthars) rapportent que le jour de la résurrection, on présentera à celui qui a médit sur son frère le cadavre de ce dernier et on lui imposera de le manger en lui disant : « Mange-le, mort, comme tu l’as mangé vivant. »

 

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! La médisance est assurément quelque chose d’extrêmement grave et dangereux. Si on mélangeait la parole que l’un de vous prononçait pour mettre en évidence les défauts de son frère à l’eau de la mer, elle en changerait le goût. Craignez donc Allah, chèrs frères ; un hadith rapporte en effet que le Prophète () « ...passa devant des gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils s’écorchaient le visage et la poitrine. Il dit alors : « Ô Jibril ! Qui sont ces gens ? » Et celui-ci de répondre : « Ce sont ceux qui mangeaient la chair des hommes et s’attaquaient à leur honneur. » »

 

(Rapporté par Abû Dâoud)

Lorsque alors on les conseille, certaines de ces personnes n’ont d’autre réponse que de dire : « Je n’ai pas menti. Je n’ai dit que la vérité à son propos ». Le Prophète () a pourtant été interrogé sur la médisance alors qu’il en parlait, et il dit : « La médisance consiste en le fait d’évoquer ton frère à propos de choses qu’il détesterait [voir révélées]. Les compagnons lui dirent : « Qu’en penses-tu si ces choses avérées chez mon frère ? » Le Prophète () dit : « Si ce que tu dis est avéré, alors tu as médit à son propos. Mais si ce n’est pas le cas, alors tu l’as diffamé. » Autrement dit, tu allies alors le mensonge à la médisance.

Sachant que la plupart des gens aujourd’hui parlent de leur frère au sujet de choses dont ils n’ont même pas connaissance. Au point que si on leur demandait d’attester de la véracité de leur propos, ils refuseraient de le faire. Or, nous savons qu’ils auront à répondre de cela le jour de la résurrection. Ne craindront-ils donc point Allah ? Ne savent-ils donc pas que chacun de leur propos est scrupuleusement consigné par un observateur toujours prêt à l’inscrire et qu’on leur demandera d’en rendre compte ? Je leur poserai simplement la question suivante. Apprécieraient-ils de voir les gens s’en prendre à leur honneur et médire à leur sujet ? Non, répondront-ils assurément ! Pourquoi dès lors agissent-ils ainsi à leur égard ? Ne craignent-ils pas qu’Allah les humilient ici-bas avant de les humilier dans l’au-delà ?

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! [Sachez par ailleurs que] médire au sujet de vos frères revient à leur faire don de vos oeuvres pieuses. En effet, s’ils n’obtiennent pas réparation des préjudices qu’ils auront subis ou ne vous en lavent pas dans ce monde, ils prendront de vos bonnes actions le jour du jugement. Que vos bonnes oeuvres en viennent alors à disparaître et l’on prendra certains de leurs péchés que l’on vous fera porter, suite à quoi vous serez jetés dans le feu. Craignez donc Allah chers frères et préoccupez-vous de vos défauts avant ceux des autres ! Si toutefois une volonté sincère d’exhortation et de conseil vous anime, réformez les défauts de vos frères, mais sans les propager ni les mette à jour. Ainsi, si vous constatez chez eux une chose sujette à diffamation, rendez-vous auprès d’eux et exhortez-les en secret afin d’être du nombre des conseillers sincères et non des diffamateurs.

Ô gens ! La médisance est une chose grave et l’est d’autant plus lorsque que ses conséquences néfastes se multiplient. Ainsi, certains tombent dans ce péché vis-à-vis de deux catégories précises de personnes, à savoir : les savants et les gouvernants qui constituent les dirigeants de cette communauté. Ils s’acharnent en effet, dans [chacune de] leurs assemblées, à employer leur langue à l’encontre des savants, des prédicateurs ou encore des gouvernants qui sont au dessus des émirs. Or, la médisance de ces personnes est la plus grave en termes de péché, la plus affreuse en termes de châtiment et la plus néfaste en termes de division de la communauté.

Ô mes frères ! La médisance des dirigeants ne se limite pas à celle des personnes mais va jusqu’à s’attaquer au titre et à la responsabilité qu’ils portent. Car médire sur les savants fait tomber leur crédibilité aux yeux des gens et, du même coup, celle de leurs propos relatifs à la Loi d’Allah. Celle-ci est alors moins appliquée et on aboutit au final à une détérioration de l’image de la religion dans l’esprit des masses. Par ailleurs, ceux qui médisent sur les dirigeants ne portent pas uniquement préjudice à ces personnes. Leur tort s’étend bien au delà et s’applique sur toute la société puisqu’il porte atteinte à sa paix, à son équilibre et à son organisation. Car en les décrédibilisant aux yeux des gens, ils poussent ces derniers au soulèvement et à la rébellion de sorte qu’ils ne se plient plus ensuite à leurs ordres et à leurs interdictions. Dès lors, c’est l’anarchie qui s’installe et chacun devient son propre commandeur. Et le désordre de s’installer, et la réforme des âmes de devenir impossible puisque l’anarchie règne et qu’il n’y a aucune personnalité d’importance à la tête de la société.

Sachez également que la médisance participe des péchés majeurs et qu’il ne faut donc pas la prendre à la légère. Or, ces derniers temps ont vu la diffusion de publications qui, si elles proviennent de l’étranger, ont peut être été écrites à l’intérieur du pays, et qui véhiculent des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre des dirigeants. Rien, des actions méritoires qu’ils entreprennent de réaliser, n’y est évoqué. Cela entre sans conteste dans le cadre de la médisance et il n’est par conséquent pas permis de les lire, de les faire circuler ou de les diffuser auprès des masses. Et il incombe à quiconque voit de telles publications de les déchirer ou de les brûler du fait de la dissension, de l’anarchie et du mal qu’elles provoquent.

Le Mufti de ce royaume, notre sheikh Abd Al ‘Azîz Ibn Bâz (qu’Allah lui accorde la réussite et Sa miséricorde dans cette vie et dans l’autre), a d’ailleurs lancé un avertissement quant à la distribution de ces publications en soulignant tout le mal qu’elles induisaient : désordre, division entre les gouvernants et le peuple, confusion...
Je me joins donc à lui ainsi qu’à tous les savants sincères en conseil quant à cet avertissement.

Une autre remarque : le Prophète () n’a-t-il pas dit que la médisance consistait en le fait de parler de son frère en évoquant des choses qu’il répugnerait [voir révélées] ? Dès lors, ces dirigeants dont on a propagé de tels propos répugnent-ils ces publications ? Assurément, oui ! Par conséquent, la nature médisante de tels écrits est clairement avéré. Et sachant que la médisance participe des péchés majeurs, elle n’est pas expiée par la prière, l’aumône et le jeûne. Le Messager d’Allah nous dit en effet : « [Les périodes comprises entre] les cinq prières quotidiennes, entre deux prières du Vendredi et entre deux mois de Ramadân [consécutifs] expient les péchés tant que les péchés majeurs sont évités. » Et dans une autre version : « ...si les péchés majeurs sont évités. » Autrement dit, si un péché majeur est commis entre deux prières, celles-ci ne jouent pas le rôle expiatoire qui est le leur.

Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs ! Et je vous dirai une nouvelle fois : il est illicite de faire circuler ces publications. Quiconque les distribue commet un péché et subira le châtiment qui y est attaché le jour de la résurrection. On le questionnera sur le fait d’avoir propagé les défauts des gens et de leurs gouvernants. Sachant par ailleurs que ces écrits allient la diffamation à la médisance puisqu’elles contiennent des propos sans fondement aucun.

Puisse Allah sauvegarder notre peuple et nos dirigeants du désordre et de la corruption. Puisse-t-Il attacher la ruse des malfaisants qui sèment la discorde à leur cou et anéantir le plan qu’ils ont fomenté contre ce paisible pays. Puisse-t-Il faire de nous des sources de guidée et des êtres pieux et bienfaisants. Il est certes Puissant sur toute chose.

Ô serviteurs d’Allah :

« Certes, Allah ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. Tenez vos engagements pris au nom d’Allah, et ne vous déliez pas de vos serments une fois que vous les avez prononcés de façon formelle et alors que vous avez pris Allah comme garant de votre bonne foi. Allah sait ce que vous faites. »

(Les Abeilles V90-91)

Souvenez-vous d’Allah, le Magnifique et le Majestueux, Il se rappellera de vous, et soyez Lui reconnaissants quant aux bienfaits qu’Il vous a accordés, Il vous les augmentera.

_________________

Auteur : cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al’Uthaymeen le 15/06/1415    Traducteur : Ali


Par tiré du site: www.sounnah.com
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Lundi 17 avril 2006

Developper l'amour pour Allah 'azza wa jalla

 

 

De l'Imam Ibnul Qayyim al-Jawziyyah (d.751H)

Les gens ont discuté de la mahabbah (l'amour envers Allah) ; ses causes et ce qu'elle rapporte, ses signes, ses fruits et ses règles. Les paroles les plus compréhensibles à ce sujet sont celles de Abû Bakr al-Kataanee (rahimahoullah) sur al-Junayd (d.279H).

Abu Bakr al-Kataanee (d.322H) a dit :

"Une discussion sur la Mahabbah a eu lieu à Mekkah pendant le mois du Pèlerinage. Les shouyoukh (savants, sages) qui étaient présents parlèrent sur ce sujet et al-Junayd était le plus jeune d'entre eux. Ils lui dirent : « O 'iraqee (l'iraquien), qu'as-tu à dire ? Alors il baissa la tête, et des larmes coulèrent de ses yeux puis il dit :

« Un servant doit surmonter son âme ;
Et être constant dans le rappel d'Allah ;
Etablissant les Droits de son Seigneur ;
En se concentrant sur Lui avec son coeur ;
La crainte faisant flamber son coeur ;
Tandis qu'il boit de son navire le vrai amour
Et que certaines réalités lui sont dévoilées ;
Donc, lorsqu'il parle c'est grâce à Allah ;
Quand il parle, cela vient d'Allah ;
Quand il bouge, c'est par le commandement d'Allah
Et quand il est serein, alors cela vient d'Allah ;
Il appartient à Allah, il est pour Allah, et il est avec Allah. »


Alors les shouyoukh se mirent à pleurer : « Comment peut-on faire plus que cela ? Qu'Allah te récompense en bien, O joyau des biens informés ! » [1]


L'imam Ibnul-Qayyim (rahimahoullah) a dit plus loin :

« Les raisons qui amènent au développement de la Mahabbah (l'amour envers Allah) sont de dix :

1)Réciter le Qur'an, réfléchir sur ses paroles et comprendre leur sens.
2)Se rapprocher d'Allah par l'accomplissement d'actes surérogatoires après les actes obligatoires.
3)Etre constant dans le dhikr (rappel) d'Allah - en toutes circonstances - avec la parole, le coeur, et les membres. Plus le dhikr est constant, plus la Mahabbah est intensifiée.
4)Donner la priorité à ce qu'Allah aime - lorsque nos désirs prennent le dessus - au lieu de ce que l'on aime et désire personnellement.
5)Faire que le coeur contemple les Noms et Attributs d'Allah. Etre témoin de ce qu'ils impliquent et faire que le coeur soit éclairé dans le jardin de cette réalisation.
6)Reconnaître la miséricorde et les faveurs d'Allah ; qu'elles soient apparentes ou cachées.
7)Assujettir le coeur et être humble devant Allah, afin qu'il soit dans la crainte d'Allah.
8)S'isoler, au moment pendant lequel Allah descend au niveau le plus bas du ciel, réciter le Qur'an, et finir la récitation en recherchant le pardon d'Allah et se repentir sincèrement à Lui.
9)S'asseoir dans les assemblées de ceux qui aiment sincèrement et véritablement Allah, récolter les bénéfices de leurs enseignements, et ne parlez que si vous savez qu'il y a en cela un bénéfice et que de telles paroles vous élèveront vers le bien et que d'autres en bénéficieront en même temps.
10)Se tenir à l'écart de toutes les choses qui pourraient éloigner les coeurs d'Allah 'Azza wa Jalla.


Donc voici 10 cas permettant au véritable croyant d'atteindre le vrai amour pour Allah, pour qu'il puisse atteindre Allah 'Azza wa Jalla. »[2]

Notes :
********
[1] Madarijus Salikeen (3/9)
[2] Madarijus Salikeen (3/17-18)

Article traduit par Ummu Wassim, revu et corrigé par Umm'issa
Tiré de www.troid.org

 


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Mercredi 19 avril 2006

 

Les effets des péchés

 

 

  Al-imam Ibn Qayyim Al-Jawziyyah

 

 

UN: Un obstacle à la connaissance: La connaissance est une lumière qu'Allah jette dans le cœur et la désobéissance éteint cette lumière.

 
L’imam Shafi'i  a dit: " je me suis plaint à Waki' de la faiblesse de ma mémoire, aussi il m'a commandé d’abandonner la désobéissance. Et m’a informé que la connaissance est une lumière. Et que la lumière d'Allah n'est pas donnée au désobéissant "


DEUX: Un obstacle à la suffisance: Seule laTaqwa (crainte pieuse) conduit à la suffisance, l'abandon de Taqwa cause la pauvreté. Il n'y a rien qui puisse apporter la suffisance comme l'abandon de la désobéissance.


TROIS: Un obstacle à l'obéissance (à Allah). S'il n'y avait aucune autre punition pour le péché que le fait qu’il empêche l'obéissance à Allah, alors ce serait suffisant.


QUATRE: La désobéissance affaiblit le cœur et le corps. L’affaiblissement du cœur est quelque chose de clair. La désobéissance ne cesse de l’affaiblir, jusqu'à ce que la vie du cœur cesse complètement.


CINQ: La désobéissance réduit la durée de vie et détruit toutes les bénédictions. Tout comme la droiture augmente la durée de vie, les péchés la réduisent.

 
SIX: La désobéissance sème ses propres graines et donne naissance à elle-même jusqu'à ce qu’il soit difficile au serviteur de se séparer d’elle et d’en sortir.

 
SEPT: Les péchés affaiblissent la volonté et les décisions du cœur, de sorte que le désir pour la désobéissance devienne fort et le désir du repentir devienne de plus en plus faible, jusqu'à ce que le désir du repentir disparaisse complètement du cœur.

HUIT: Chaque type de désobéissance est un héritage d'une nation parmi les nations qu'Allah Azzawajall a détruit. La sodomie est un héritage du peuple de Lot, prendre plus que son dû et en donner moins est un héritage du peuple de Shu'ayb, chercher la grandeur sur la terre et causer la corruption est un héritage du peuple de Pharaon et l’orgueil, l’arrogance et la tyrannie sont un héritage du peuple de Hud. Ainsi le pécheur s’apparente à ces peuples qui étaient les ennemis d’Allah.

NEUF: La désobéissance est une raison pour laquelle le serviteur est tenu dans le mépris de son seigneur. Al-Hasan al-Basri (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit: Ils sont devenus méprisables (à Ses yeux) ainsi ils Lui ont désobéi. S'ils avaient été honorables (à Ses yeux) Il les aurait protégés.

Allah l'Exalté dit: "et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer. " [Hajj 22:18 ]

DIX: Les mauvais effets du pécheur retombent sur ceux qui sont près de lui mais aussi les animaux qui sont touchés par le mal.


ONZE: L’adorateur continue à commettre des péchés jusqu'à ce qu'ils deviennent très faciles pour lui et semblent insignifiants dans son cœur, et c'est un signe de destruction. Chaque fois qu'un péché devient insignifiant aux yeux de l’adorateur il devient grand aux yeux d'Allah. Ibn Mas'ud a dit: En effet, le croyant voit ses péchés comme s’il se tenait au pied d'une montagne craignant qu'elle ne tombe sur lui et le pécheur voit ses péchés comme une mouche qui passe par son nez, qu’il essaie de chasser en agitant sa main. [Al-Bukhari]

 

DOUZE: La désobéissance amène l’humiliation et la bassesse. L'honneur, lui, est dans l'obéissance à Allah. Abdullah Ibn al-Mubarak a dit: " j'ai vu que les péchés tuent les cœurs. Et l’humiliation vient de leur continuité. L’abandon des péchés donne  vie aux cœurs. Et la protection de votre âme est meilleure pour lui. "


TREIZE: La désobéissance altère l'intellect. L'intellect a une lumière et la désobéissance éteint cette lumière. Lorsqu’on éteint la lumière de l'intellect, il devient faible et déficient.

QUATORZE: Quand la désobéissance augmente, le cœur de l’adorateur est scellé de sorte qu'il devient comme ceux qui sont insouciant. L'Exalté dit:


"Pas du tout, mais ce qu’ils ont accompli couvre leurs cœurs." [Al-Mutaffifun 83:14 ]



QUINZE: Les péchés produisent divers types de corruption sur la terre. Corruption des eaux, de l'air, des plantes, des fruits et des lieux de résidence. L'Exalté dit:

"La corruption est apparue sur terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains, afin qu’[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré ; peut-être reviendront-ils (vers Allah)."   [Ar-rum 30:41]

SEIZE: La disparition de la modestie qui est l'essence de la vie du cœur et la base du bien. Sa disparition est la disparition de tout ce qui est bon. On rapporte dans un hadith authentique que le messager (salallahu ‘alayhi wa salam)  a dit: "La modestie c’est la bonté" [Al-Bukhari et Muslim].

Un poète a dit:
« et par Allah, il n'y a rien bon dans la vie ou dans le monde quand la modestie disparaît. »

DIX-SEPT: Les péchés affaiblissent et réduisent la munificence d'Allah, le Puissant dans le cœur de l’adorateur.


DIX-HUIT: Les péchés sont les causes par lesquelles Allah oublie Son serviteur, l’abandonne et le laisse seul avec son âme et son shaytan. Et c’est la destruction de laquelle on ne peut espérer aucune délivrance.


DIX-NEUF: Les péchés sortent le serviteur du royaume de l’ihsan (faire le bien) et on l’empêche  d’obtenir la récompense de ceux qui font le bien. Quand l’ihsan remplit le cœur il empêche la désobéissance.


VINGT: La désobéissance fait cesser les faveurs (d'Allah) et rendent Sa vengeance légitime. Aucune bénédiction ne cesse d'atteindre un serviteur excepté en raison d'un péché et aucun châtiment n'est rendu légitime qu'en raison d'un péché. Ali (ra) rapporte : Aucune épreuve n'est descendue qu’en raison d'un péché et elle (l'épreuve) n'est repoussée que par le repentir. Allah l'Exalté dit:

 

"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup. " [ As-Shura 42:30 ] 

"Allah ne modifie pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant qu’ils ne changent ce qu’il y a en eux-mêmes. " [Al-Anfal 8:53 ] 

                               

 

 Article tiré du site SalafiPublications.Com

Source: livre de ibn al-qayim Al-Jawab al-Kafi


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