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Lundi 17 décembre 2007
Dans un hadith Sahih, le prophète a dit :

Les meilleures invocations se sont
les invocations la journée de ‘arafa.

N’HESITONS PAS A DEMANDER a Allah PENSONS A NOS FRERES ET SŒURS QUI SOUFRENT.

Heureux celui qui profitera de ces occasions.


Le mérite du Jour de ’Arafa




Oumar ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a rapporté qu’un juif lui avait dit :
O Commandeur des croyants ! Vous lisez dans votre livre qu’un verset que nous célébrions s’il nous avait été destiné !
« De quel verset s’agit-il » dit ’Oumar.
« C’est :

« Aujourd’hui, J’ ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ agrée l’ Islâm comme religion pour vous. »

[
1]
Oumar dit :
« Nous connaissons le jour et le lieu de révélation de ce verset au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). C’était un vendredi au cours duquel il s’était stationné à ’Arafa. »
Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Les journées d’Arafa, du sacrifice et les trois journées suivantes constituent un temps de fête pour nous, Musulmans, des journées où l’on mange et boit [à satiété] » [
2].
’Oumar Ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a dit :
« Ce verset a été révélé un vendredi à Arafa . Or ces deux circonstances sont fêtées par nous ».
Allâh - Ta’âla - dit :

« et par le jour promis ! »

[
3]
D’après Abû Hurayrah, le jour promis est le jour de la Résurrection et le jour bien attesté est le jour d’Arafa et le jour témoin est le vendredi. [
4]
C’est le Witr par lequel Allâh a juré dans Sa parole :

« Par le pair et l’ impair ! »

[
5]
Ibn ’Abbas (Radhiallâhu ’anhu) dit : ach-chaf’ signifie le jour du sacrifice et al-witr le jour d’Arafa C’est également l’opinion d’Ikrima et Ad-Dhahhak.
D’après Abû Qatada (Rahimahullâh), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a été interrogé à propos du Jeûne du jour d’Arafa et il en a dit :
« Il expie les péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante » [
6]
D’après Ibn Abbas (radhiallâhu ’anhu), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
Certes Allâh a reçu l’engagement à partir du dos d’Adam à Nou’man. C’est-à-dire ’Arafa, il a fait sortir de ses entrailles toute sa progéniture qu’Il avait créé et les a éparpillées entre Ses mains telles des fourmis et leur a adressé cette parole : « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’ Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? »
Ils répondirent :
"Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n’ y avons pas fait attention", ou que vous auriez dit [tout simplement] :

"Nos ancêtres autrefois donnaient des associés à Allâh et nous sommes leurs descendants, après eux. Vas- Tu nous détruire pour ce qu’ ont fait les imposteurs ?" »


[
7] [8]
Dans le Sahîh de Muslim, ’Aïcha (radhiallâhu ’anha) rapporte que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Il n’est pas de jour pendant lequel Allâh affranchi plus d’esclaves que le jour d’Arafa. En effet, Il s’approche et se montre devant les anges fiers de l’état des gens et leur dit : que veulent ceux-là ? »
D’après Ibn Oumar, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Certes le Très Haut se montre fier devant les anges au soir du jour d’ Arafa à cause de l’état des gens rassemblés à ’Arafa et il dit : « Regardez mes serviteurs, ils sont venus vers moi couverts de poussière et les cheveux en bataille. » [
9]

Notes

[
1] Coran, 5/3
[
2] Rapporté par les auteurs des Sounans
[
3] Coran, 85/3
[
4] Rapporté par at-Tirmidhi et jugé « beau » par SHeikh al-Albânî
[
5] Coran, 89/3
[
6] Rapporté par Muslim
[
7] Coran, 7/172-173
[
8] Rapporté par Ahmad et jugé sahîh par SHeikh al-Albânî
[
9] Rapporté par Ahmad et déclaré sahîh par SHeikh al-Albânî

tiré du site:
http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article41

 

Samedi 8 décembre 2007

Le mérite des 10 premiers jours de Dhul-Hijja et

quelques règles concernant le sacrifice

Le premier Jour de Dhul Hijja est le Lundi 10 décembre, le jour d'Arafat serra le mardi 18 décembre et le jour de l'Aid serra le mercredi 19 décembre inch Allah

Traduit par Abou Younes - Dhul Qaada 1421

Le mérite des 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja

(12ème mois du calendrier musulman, le mois du Pèlerinage)

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Par l'Aube, et par les dix nuits. » [l’Aube, v. 1 et 2]


Ibn Kathîr - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja.»

 

Allah a dit aussi : « … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… » [Le Pèlerinage, v. 28]

Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset : « Ce sont les dix jours [de Dhul-Hijja]. »

Ibn 'Abbâs a dit aussi : « Le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a dit : « Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. » Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? » Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (càd. qu’il y perdrait sa vie et sa fortune). » Rapporté par Al-Bukhârî.

Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours

 Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités.

Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier :

1- Prononcer les formules de rappel : Dire « Allâhu Akbar » (Takbîr), « Lâ Ilâha Illallâh » (Tahlîl), « Al-Hamdu Lilâh» (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn ’Umar - qu’Allah l’agrée - le Prophète a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah - exalté soit-Il - et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa'llâh », « Al-Hamdu Lilâh ». » Rapporté par At-Tabarânî dans son Mu’jam ul-Kabîr.

L’imam Al-Bukhârî - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Ibn ‘Umar et Abû Hurayra - qu’Allah les agrée- allaient au marché pendant les 10 jours et ils répétaient « Allâhu Akbar » et les gens répétaient derrière eux." (chacun pour soi, car il n’existe aucune preuve qui prouve qu’il faut dire cette formule en groupe, d’une seule voix).

Une formule acceptée est :


« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa'Llâh...

Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Wa Lilâhil-Hamd. »

Et Ibn ‘Umar répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades. Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait ‘Umar, son fils et Abû Hurayra.

2- Le jeûne :  certaines femmes du Prophète - salut et prière d’Allah sur lui - rapportent : « Le Prophète - paix et salut d’Allah sur lui- jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. » Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î.

3- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja): jeûner ce jour est une Sunna confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui : « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » Rapporté par Muslim.

4- Le Hajj et la ‘Umra : Abû Hurayra rapporte du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - qu’il a dit :
« Accomplir la ‘Umra efface les péchés entre cette ‘Umra et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

 

 

 

Quelques règles se rapportant au sacrifice

 C’est une Sunna confirmé et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de la faire, selon le hadith d’Anas - qu’Allah l’agrée - que le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a sacrifié deux béliers cornus de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant : « Bismillâh Wallâhu Akbar. »

Si une personne a l’intention de sacrifier et qu’il rentre dans les 10 premiers jours de Dhul-Hijja, il lui est interdit de se couper les cheveux, les ongles et la peau jusqu’à ce qu’il sacrifie sa bête, car, selon Um Salama, le Prophète a dit : « Lorsque vous entrez dans les 10 jours (de Dhul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper les cheveux et les ongles. »

Que faut-il sacrifier ?

 La bête à sacrifier doit être soit un chameau ou une vache (à partager entre plusieurs personnes) soit un ovin selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) : « Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. » [Le Pèlerinage, v. 34]

La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui : « Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. » Rapporté par At-Tirmidhî.

Le moment propice pour égorger la bête

 Le moment propice débute après la prière de l’Eid, selon le hadith du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui : «Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunna des musulmans. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Il est Sunna pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. » Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.


Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.

 

La répartition (de la viande) du sacrifice

 Il est Sunna pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Eid était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres... » [Le Pèlerinage, v. 28]

Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) aimaient à partager la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres. Et on ne donne pas à la personne qui a abattu la bête de cette viande comme salaire pour son travail.

Allah est le Plus Savant.


Distribuez cette article autour de vous car Allah dit : « Entraidez-vous au bon comportement et à la piété, et ne vous entraidez pas au péché et à l’inimité. » … Le Prophète Muhammad (Prière et salut sur lui) a dit : « Celui qui montre le chemin vers une bonne action, a la même récompense que celui qui la fait. » (Muslim, 4876)

© Copyright fatwas.online.fr & Khaled Al-Jeraysi

Dimanche 25 novembre 2007

Lettre à César, roi de Rome

 

 

L’imam Al-Boukhâry rapporte dans un long hadith, la teneur de la lettre que le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam avait adressée à Héraclius 1er, empereur d’Orient (610-641), pour l’inviter à embrasser l’Islam. La lettre est la suivante :

 

« Au nom de Dieu, L’infiniment Miséricordieux, le très Miséricordieux.

Lettre de Muhammad, le serviteur et le Messager de Dieu à Héraclius, empereur de Rome. Que la paix soit sur ceux qui suivent la voie droite. Accepte de te soumettre. Embrasse l’Islam et Dieu te récompensera deux fois. Si tu te détournes et refuses, tu porteras les péchés des Romains. « Dis : Ô gens du Livre !  Convenons les uns des autres de ce point commun entre nous, à savoir de n’adorer que Dieu seul, sans lui adjoindre d’associé, de ne pas nous prendre les uns les autres pour divinités en dehors de Dieu. » S’ils se détournent, dites-leur : « Soyez témoins, qu’à Dieu seul, nous nous soumettons ». » (La famille d’Imrâne, v.64).

         Le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam fit porter cette lettre par Dihya ibn Khalîfa Al-Kalby à qui il donna l’ordre de la remettre au roi de Bosrâ qui lui-même se chargea de la transmettre à l’empereur d’Orient. Dans les propos rapportés par Boukhâry, Ibn Abbas dit avoir été informé par Aboû Soufyân ibn Harb du dialogue qui s’est tenu entre lui et l’empereur Héraclius 1er, lorsque ce dernier apprit la nouvelle de la lettre. Aboû Soufyân présent chez l’empereur, alors qu’il n’avait pas encore embrassé l’Islam et dirigeait encore l’inimitié contre le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam, témoigne en répondant aux questions de l’empereur, curieux de savoir qui est ce Muhammad qui se prétend être envoyé de Dieu :

 

 

Héraclius 1er : « Lequel d’entre vous est généalogiquement plus proche de cet homme qui prétend être un prophète ? »

 

 

Aboû Soufyân : « C’est moi. »

 

 

Héraclius 1er : « Rapprochez-le de moi ! Rapprochez ses compagnons et mettez-les derrière lui ». Ensuite il dit au traducteur : « Dis-leur que je veux interroger leur compagnon au sujet de ce prétendu prophète ; si cet homme venait à mentir, alors ses compagnons devraient m’informer de ce mensonge. » 

 

 

« Par Dieu ! N’eût été la honte de me voir attribuer un mensonge, j’aurais menti devant les questions de l’empereur » affirma par la suite Aboû Soufyân.

 

 

 La première question fut la suivante :

 

 

Héraclius 1er : Quelle appréciation faites-vous de sa généalogie ?

 

 

Aboû Soufyân : « Son lignage est noble. »

 

 

Héraclius 1er : « Quelqu’un parmi vous a-t-il jamais, tenu de tels propos ( le fait de se prétendre prophète) ? »

 

 

Abou Soufyan : « Non. »

 

 

Héraclius 1er : « Le soupçonniez-vous de mensonge avant qu’il ne tienne un tel discours ? »

 

 

Abou Soufyan : « Non. »  

 

 

Héraclius 1er : « Y a-t-il des rois dans sa descendance ? »

 

 

Aboû Soufyân : « Non. »

 

 

Héraclius 1er : « Ceux qui le suivent sont-ils les nobles ou le bas peuple ? »

 

 

Aboû Soufyân : « Plutôt le bas peuple. »  

 

 

Héraclius 1er : « Ces gens augmentent-ils en nombre ou régressent-ils ? »  

 

 

Aboû Soufyân : « Ils augmentent plutôt. »  

 

 

Héraclius 1er : « Y en a-t-il qui apostasient par aversion après avoir embrassés sa religion ? »  

 

 

Aboû Soufyân : « Non. »  

 

 

Héraclius 1er : « Lui arrive-t-il de trahir ? »  

 

 

Aboû Soufyân : « Non. Toutefois, nous avons conclu une trêve avec lui et nous ne connaissons pas ses intentions. » 

 

 

Héraclius 1er : « C’est la seule réponse où je peux trouver à redire. Mais avez-vous été en guerre avec lui ? »  

 

 

Aboû Soufyân : « Oui. »  

 

 

Héraclius 1er : « Quel a été l’aboutissement de ces combats livrés ? »  

 

 

Aboû Soufyân : « Tantôt nous triomphions et tantôt il triomphait. » 

 

 

Héraclius 1er : « Que vous ordonne-t-il de faire ? »  

 

 

Aboû Soufyân : « Il nous ordonne de n’adorer que Dieu seul sans rien lui associer, de délaisser le culte de nos ancêtres, de faire la prière, de verser l’aumône, d’être sincères, d’être chastes et de garder le lien avec la famille. »  

 

 

Héraclius 1er: (au traducteur) ! « Dis-lui que je l’ai interrogé au sujet de son lignage et il a répondu qu’il est noble. Il en est de même du lignage des messagers au sein de leur peuple. Je lui ai demandé si quelqu’un avant lui, avait eu la même prétention et il m’a répondu que « non ». Car, si quelqu’un avant lui, avait eu la même prétention, j’aurais pu croire qu’il ne veuille que renouveler ce qu’un autre a déjà accompli.  Je lui ai demandé s’il y avait des rois dans sa descendance et il m’a répondu que « non ». Je me suis dit : S’il y avait un roi dans sa descendance, je pourrais penser qu’il cherche à reconquérir le trône de son père. Je lui ai demandé s’ils le traitaient de menteur avant qu’il n’ait eu à se présenter comme prophète et il m’a répondu que « non ». Or j’ai compris par là, que s’il n’était pas homme à mentir à l’égard de ses semblables, il ne pouvait, à plus forte raison mentir à l’égard de Dieu. Je lui ai demandé si ce sont les nobles qui le suivent ou le bas peuple et il répondit « le bas peuple », or ce sont ceux-là même qui suivent toujours les messagers. Je lui ai demandé si ceux qui le suivent augmentent en nombre ou régressent, et il m’a répondu qu’ils progressent, or c’est bien cela le propre de la foi qui est de croître jusqu’à atteindre la complétude. Je lui ai demandé s’il y en a qui apostasient par aversion parmi ses disciples et il m’a répondu que « non », or c’est bien ainsi qu’il en est de la foi, lorsque sa douce saveur rencontre les cœurs. Je lui ai demandé s’il trahissait, il m’a répondu que « non », or tel est le comportement des messagers, ils ne trahissent jamais. Je lui ai demandé s’ils se sont combattus, et il m’a répondu que « oui » et que les combats entre vous avaient eu des alternatives, tantôt à son avantage et tantôt au leur. Il en est ainsi des prophètes, ils subissent des épreuves, mais la réussite et le succès final leur reviennent. Je lui ai demandé ce qu’il leur ordonne et il m’a répondu « qu’il leur ordonne d’adorer Dieu sans rien lui associer, de s’abstenir d’adorer les idoles, de prier, de cultiver la sincérité et la chasteté. » Précise-lui que si tout ce que tu as dit est vrai, il sera maître de l’endroit sur lequel, présentement, foulent mes pieds[1]. Je savais qu’un prophète allait paraître, mais je n’imaginais pas qu’il viendrait de vous. Quant à moi, s’il m’était possible de l’approcher, je ferais tout pour le rencontrer et si j’étais auprès de lui, je laverais moi-même ses pieds ».

 

 

Sur ces mots, il se fit apporter la lettre du Messager d’Allah (Paix et Bénédictions d’Allah sur lui) et la lut. Toutefois, dès qu’il eut fini les voix s’élevèrent et le bavardage alla en bon train. Ensuite, il donna aux Kouraichites l’ordre de se retirer. A sa sortie Abou Soufyan dit à ses compagnons : « L’affaire d’Ibn Abi Kabcha (nom que les associateurs avaient donné au prophète (Paix et Bénédictions d’Allah sur lui) poussés en cela par une volonté d’ignorer sa généalogie) devient étonnante. Même le roi des Romains a peur de lui ». A cet égard il dit plus tard après sa conversion : « Je ne cessai d’être certain que le Messager d’Allah (Paix et Bénédictions d’Allah sur lui) finirait par triompher, jusqu’au jour où Allah me fit entrer dans l’Islam ».

 

 

Voilà le témoignage apporté par Abi Soufyan au sujet de l’effet de cette lettre sur César. Celui-ci offrit à Dihya ibn Khalifa Al-Kalbi, le porteur de la lettre, de l’argent et des vêtements.

 

 

 

 

 

 Texte tiré du livre « Al-Raheeq Al-Makhtoum», Le Nectar Cacheté du cheikh Al-Moubarakfoury

 

 

      Tiré du site www.sourceislam.com

 

 

 Révisé par Abu Hamza Al-Germâny

 
 
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